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"La cité des étoiles"
(vue de l'insctallation)
2011
La vie n’est pas de tout repos dans les dessins de Ludovic Paquelier, ses univers trépidants ne prêtent pas à une douce contemplation, tellement ça remue, ça crie, ça hurle, ça cogne ! Ses images proviennent, par des emprunts ou des réminiscences, tout à la fois de la sciencefiction, de la bande dessinée, de la publicité, de l’iconographie du rock et du cinéma fantastique. S’il dessine sur du papier, l’espace de la feuille peut lui paraître trop exigu. Alors il n’hésite pas à prendre les murs comme support. Sans doute parce qu’ils sont à la dimension d’un grand écran de cinéma, mais aussi, dit-il, parce qu’il en a « besoin pour s’investir dans le mouvement, que cela donne une relation plus physique au dessin » - qui, pour le coup, devient de la peinture, car il intervient sur les parois au pinceau et à l’acrylique. Entre la fresque et le graff, les peintures murales de Ludovic Paquelier déploient, dans des séquences narratives qui s’entrechoquent,les figures d’un monde inquiétant traversé de stridences et d’éclairs, prophétisant sa ruine et suintant de visions cauchemardesques et d’hallucinations imbibées d’un humour acide. Tracés en noir sur le blanc des murs, ses traits et aplats gagnent en intensité dans la composition de scènes au rendu proche de la photographie, où le réelapparaît outrancièrement fantasmé. Çà et là, au détour d’un trait, à la faveur d’un aplat, on sent que le peintre a pris un malin plaisir à travailler un élément plus abstrait ou à jouer sur un effet cinétique. Et depuis peu, il lui arrive d’introduire sur le mur du volume, d’ajouter des avant-plans ou des reliefs.
Extrait du texte de Jean-Pierre Chambon. Périphériques n°63

Oeuvres in situ, acrylique, 2011


Sans titre, encre de chine sur papier, 2007
30x42
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Vidéo réalisée à l'occasion du montage de l'exposition de Ludovic Paquelier
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Site Internet : http://sandranakicen.com/paquelier/index.html
Conception
F. Guinot / B. Bruatto