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Service du Patrimoine

Saint Martin d'Hères...

De hère (le pauvre) ou hèra (le marécage) à Saint-Martin-d'Hères ou Saint-Martin des Marais.

Saint-Martin-d'Hères est née de la paroisse Saint-Martin, créée en 1100 sur une plaine de marais et de roseaux. En 1488, un couvent des Minimes y est construit. Il a abrité des sépultures de la noblesse locale dont celle du chevalier Bayard. Aujourd'hui, la Maison de la poésie, le Centre des arts du récit et le service du patrimoine y sont installés.
A la fin du siècle dernier, la ville connaît son premier développement avec l'industrialisation du quartier de la Croix-Rouge. De nombreuses usines s'ouvrent dont Neyret-Brenier, puis la biscuiterie Brun, l'une des plus importantes d'Europe. Elle a fermé ses portes en décembre 1990.
Les années cinquante et soixante marquent le début d'une nouvelle ère : l'explosion démographique, le besoin d'aménagement urbain et l'installation du domaine universitaire sur son territoire vont modifier la physionomie de la ville.

Le blason

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Les couleurs de la ville sont le bleu pour l'espace,
le vert pour la terre nourricière, l'or pour la richesse intellectuelle et la vie.
L'animal représenté est un hère, un jeune cerf de moins d'un mois.

 

 

 

Le blason de la commune de Saint-Martin-d'Hères est relativement récent. Il date de 1964. C'est lors d'une séance ordinaire du conseil municipal du 29 mai 1964, présidée par le maire de l'époque Etienne Grappe que le projet du premier blason de Saint-Martin-d'Hères a été adopté. Il a été réalisé par la Sté nationale d'arts graphiques basée à Paris. Il présente un ornement extérieur composé d'une couronne de roseaux mêlée de branches et de fleurs de lin. Autrefois les roseaux étaient abondants sur le territoire de la commune en grande partie marécageuse et le lin était cultivé. Le personnage principal est un hère de couleur or, symbole de jeunesse et de dynamisme. Il pose devant une montagne bleu clair qui représente la chaîne de Belledonne et rappelle que Saint-Martin-d'Hères avait pris au lendemain de la révolution, le 18 Thermidor de l'an II (juillet-août 1794), le nom de "Montagne" pour six mois. A ses pieds, un livre ouvert et une plume symbole la culture, témoigne  de ma présence du domaine universitaire.

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En 1980, le blason est remplacé, à la demande de la municipalité de Jo-Blanchon, par le logo actuel. Réalisé par Roland Figuières, enseignant en art, il ne garde que la tête du jeune hère.

La préhistoire

Un peu d'histoire...

Sur la colline du Murier, au Bigot, se trouve un énorme rocher d'origine glaciaire, gravé, dit "pierre du Bigot". Elle date sans doute de la période préhistorique antérieure à l'âge de bronze (fin de la période de la pierre polie). Hippolyte Müller, pionnier de la préhistoire dans le sud-est de la France la décrit ainsi "La pierre à cupules est un bloc erratique aux angles arrondis, aux dimensions de deux mètres de long sur un mètre cinquante de large et un mètre cinquante de hauteur. En granit rosé, micaschisteux, son volume est de quatre mètres cubes. Elle se caractérise par quarante six cupules creusées sur sa surface plane". Pierre rituelle ? Marque de territoire ? Sépulture ? La pierre du Bigot atteste tout simplement du passage ancien d'hommes humanisés sur le territoire de la commune.

 La pierre à cupules

A l'origine, Saint-Martin d'Hères est une halte un peu surélevée, au pied de la colline sur la voie romaine Grenoble-Briançon qui traverse les marécages d'une plaine régulièrement submergée par les débordements du Drac et de l'Isère rendant toutes communications impossibles la moitié de l'année.

Puis, vers 1100, un pâté de maisons, une église misérable deviennent, comme beaucoup d'autres à l'initiative des évêques de France depuis le VIème siècle, une paroisse à laquelle est accolé au nom de lieu le patronyme de Saint-Martin, cet officier romain convertit au christianisme qui partagea son manteau avec un pauvre et fut évêque de Tours en l'an 371. Plusieurs maisons forment de petits hameaux : Malfangeat, Alloves et Rhue sur l'ancienne route Poisat-Gières par Saint-Martin. Des chemins en pente raide mènent du village au hameau du Bigot et de Rhue à celui du Mûrier situés sur la colline.

Au cours du 12ème siècle, sur la partie la plus élevée de la plaine, les évêques de Grenoble bâtissent un château et des moulins. Ce sera leur résidence d'été jusqu'au milieu du 14ème siècle. Laissé à l'abandon, vendu comme bien national sous la Révolution, il accueillera un temps un haras impérial. En 1840, les religieuses de Notre-Dame de la charité du Bon-Pasteur en prennent possession et fondent un établissement à vocation charitable.

Août 1299, Aimery de Briançon, seigneur de Varces vend tous ses droits sur une propriété sise à Saint-Martin-d'Hères à noble Jean de Saint-Savin, chevalier, premier seigneur de Saint-Martin-d'Hères. Il n'occupera jamais, ni ses successeurs, la maison forte du Rhue.

Entre 1488 et 1494, Laurent Alleman, évêque de Grenoble et oncle du chevalier Bayard, fait construire à proximité de son château un couvent pour les frères de l'ordre des Minimes fondé par François de Paule qu'il a rencontré à la cour du roi Louis XI. Il sera un temps le siège provincial de l'ordre accueillant en 1529 leur instance la plus importante, le chapitre général. Le couvent est abandonné par les religieux vers le milieu du 18ème siècle après un important incendie qui détruit en 1714 le tiers des bâtiments dont la remarquable bibliothèque.

1663, un domaine de 14 hectares, la Terralière (la ferme Chanas) située dans la plaine est légué à la Maison de la Propagation de la Sainte-Foy, congrégation semi-laïque, semi-religieuse chargée de la reconversion des hérétiques.

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Château des Evèques de Grenoble (peinture anonyme - XVIIIe siècle), actuellement Le Bon Pasteur à Saint-Martin-d'Hères

Déviation naturelle

 En 1729, suite à de fortes pluies et à un refoulement du Drac, l'Isère effectuant une boucle jusqu'au hameau de Rhue où se trouvait un modeste port et une auberge de batellerie coupe droit à la sortie de Gières en direction de Grenoble libérant une partie de territoire appartenant à Meylan. Ces terres seront définitivement rattachées à Saint-Martin-d'Hères en 1837, donnant à la commune sa configuration géographique actuelle.

Patrimoine médiéval
patrimoine medieval
L'eau à St Martin d'Hères

Jusqu'à la fin du 18e siècle, les crues de l'Isère et du Drac inondent la plaine. En juillet 1729, l'Isère a quitté son ancien lit. Un méandre disparaît et des terres de Meylan vont passer sur Saint-Martin-d'Hères. Suite de l'exposé...

L'électricité à St Martin d'Hères

La mise en valeur et l'utilisation de l'énergie hydraulique par Aristide Bergès dès 1869 se développent rapidement. Suite de l'exposé...

Les journées du patrimoine

Chaque année, le service du patrimoine participe aux journées nationales du patrimoine

+ d'infos

Recherches, éditions, expositions sur l'histoire locale : Service du Patrimoine. Maison communale 111, ave Ambroise-Croizat.
Tél. 04 76 60 72 39.

smhpatrim@numericable.fr

Les journées du patrimoine 2011 :
Le programme

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Les éditions du Patrirmoine

    Voir aussi :

La ferme Chanas
L'eau Saint Martin d'Hères
L'électricité à Saint Martin d'Hères

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