Benoît Broisat, Gilles Balmet, Cécile Prim, Florence Louise Petetin, Alexandre Suberville
Benoît Broisat

Sans titre, impressions numériques sur aluminium, 2005
Avec obstination, Benoît Broisat met ses souvenirs en images. A travers le dessin, il poursuit un inventaire minutieux de formes et de lieux qui, avec le temps, ont gagné en force de signes ce qu'ils ont perdu en fidélité au réel. Le travail de vidéo parachève l'élaboration d'une victoire contre l'oubli, d'une promenade mémorielle. Benoît Broisat pousse par ailleurs très loin la volonté d'établir entre le monde sensible et sa représentation la médiation du rapport intime aux choses, parfois réduit au récit. L'image y devient reconstruction : d'un désir, d'un espace, d'une vision.
L'inscription de la fiction dans le réel tient lieu de fil conducteur, ludique et très sérieux à la fois.

Sans titre(détail), 30x45cm, 2005
Site Internet : http://benoit.broisat.free.fr/
Gilles Balmet

Rorschasch
Chez Gilles Balmet, cela se passe résolument en face. De l'autre côté de sa cour, de son balcon, de l'autre côté de sa vitre de voyageur. Avec sa caméra vidéo, il cadre des bribes du réel. L'exploration de son proche univers, cette manière d'épier par sa fenêtre, tout le place dans cette modernité qui réduit le monde à son reflet dans l'œil du moi. L'éclectisme léger de Gille Balmet et une précieuse naïveté font de cette appropriation bien plus qu'une capture mécanique. Par le biais notamment de la fragmentation indécise, il restitue aux gestuelles quotidiennes leur mystère et leur poésie involontaire, souvent proche d'une chorégraphie.

Sculpture pvc PEHD noir brillant
Site Internet : http://gillesbalmet.free.fr/
Cécile Prim


Captive Vue de l'installation
Si Cécile Prim était l'hôtesse de la fête, elle transformerait celle-ci en un drôle d'intérieur, riche de secrètes aventures. Son effigie partout, son moi assuré nulle part, elle remplirait l'espace de cette icône onirique par quoi elle se donne à voir. Elle se déploierait dans la moindre interstice, avec un petit sourire, dans une posture qui veut en imposer. Elle ferait de toute scène la répétition d'un mythe, où elle chercherait à être. Mais sans paraître sûre de rien, ni de l'échelle des choses, ni de la manière de s'y mouvoir. Métaphore émouvante du désir de l'artiste de tenir le monde à l'œil et d'y avoir sa place.

Enée, impression numérique
Florence Louise Petetin

Eloge du bureau, 6m x 2,5 m,

Eloge du bureau (détail)
La peinture de Florence Louise Petetin prend son sens dans l'accumulation de petits formats. Et l'accumulation, cette mise au mur un peu hystérique, devient pour ainsi dire le sens du geste. Dans ses séries, elle convoque avec frénésie une multitude d'instantanés, que ce soient ceux d'une noce ou d'une quête pornographique. Dans ce " Week-end ", Florence Louise Petetin fait circuler une violence qui lézarde paysages et visages, même les plus lisses, d'un rouge ensanglanté. Elle est la maîtresse ironique d'une réception qui tournerait au désastre, mais c'est bien elle qui gratte sous les apparences. Loin de baisser les yeux, peut-être garde-t-elle même le sourire…
Alexandre Suberville

Portraits
Ivre de portraits,


Tête isolée, 1,05m x 1,16m
dessin crayon de couleur Chien en chemise, 1,60m x 1,16m
dessin crayon de couleur
Conception
F. Guinot / B. Bruatto
Textes
Danielle Maurel-Balmain
A voir :
Archives - Expositions virtuelles
Des artistes ayant
exposé à l'Espace Vallès Thèmes des ateliers de pratiques artistiques