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Rencontres élus et habitants

Le maire et les élus à votre rencontre

Compte rendu de la visite du 14 novembre 2009 au quartier zac centre, Essartié, Obiou

C’est sous les bourrasques, nouveauté météorologique pour les rencontres de quartier, qu’un fort peloton de visiteurs (habitants, élus et techniciens) a serpenté dans la zac Centre avant d’aller s’abriter dans le gymnase Langevin. "Je viens de Grenoble et suis là depuis juillet. Je suis enchantée d’habiter ce quartier ! ", lance une riveraine. Une appréciation réconfortante sur un nouveau secteur dont on parcourt avec intérêt les réalisations, les jeux, les espaces verts. Ce qui n’empêche pas de justes récriminations quant à la circulation, les incivilités, les aménagements. On note, on s’en explique, on propose. Lors du passage sur la place Lucie-Aubrac, le principal du collège Edouard-Vaillant voisin vient demander des mesures de sécurité supplémentaires pour ses élèves. On fait le point sur les implantations commerciales, il est annoncé l’arrivée prochaine d’une pharmacie en lieu et place de l’agence immobilière.
Ecole
"Quel projet pour l’école Paul-Langevin ? ", fut-il demandé. Une occasion pour faire le point et informer. "Au début nous voulions tout refaire", rappela René Proby, maire, avant d’ajouter que "les contraintes économiques et les désengagements de l’Etat nous ont forcés à revoir notre copie et à réduire notre intervention à la seule reconstruction de l’école maternelle". Et d’expliquer que l’école sera fermée en juin 2010 pour une démolition en septembre. Les travaux de “très haute qualité environnementale” ("tout à la charge de la Ville") devraient durer 18 mois pour aboutir à une réouverture fin 2011-début 2012. De son côté, Françoise Hauwuy, directrice “Education-jeunesse-enfance” précisait les modalités techniques préoccupant les parents. "Durant les travaux, des structures modulaires seront installées sur le terrain derrière l’école, ce qui n’entraînera aucun déplacement supplémentaire. Le restaurant scolaire sera provisoirement abrité dans les locaux du centre médico-scolaire".
Aménagement
Il était logique et normal que l’opération zac Centre soit évoquée dans son ensemble et son avenir. Stéphanie Dechambre, responsable du parc, rappela la conception de celui-ci : "Favoriser les rencontres intergénérationnelles, implanter une zone de loisirs et de repos, garder de vastes zones engazonnées pour les jeux de ballon et les manifestations publiques." Après que René Proby eut salué l’action de Jo Blanchon, ce maire qui avait su préserver des espaces fonciers, José Arias, adjoint à l’aménagement et à l’urbanisme, expliqua la démarche engagée. Rappelant qu’on avait voulu travailler par îlots (A, B, C, D, E...), il signalait « que l’on en est actuellement au “F” en face du lycée. Il ne restera plus que l’îlot “H”, le dernier, à ériger." Et d’ajouter : "L’îlot “F” devrait comporter quelques locaux commerciaux (fleuriste, brasserie)." Tout du moins en l’état actuel des contacts, car "les pouvoirs du maire en matière d’implantation commerciale sont assez limités." En réponse à l’interrogation d’une riveraine, il précisait que l’espace derrière Rocheplane était consacré à une zone d’activité économique sur laquelle on allait retrouver, en plus des unités existant actuellement, la Médecine du travail, des services du Conseil général, une petite unité de mécanique de précision. Et de souligner : "On reste dans les industries de proximité." MB

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Visite le 31 novembre 2009 du quartier Portail-Rouge

Enfin le soleil a été de la partie pour les rencontres organisées sur le secteur Portail-Rouge. Cela a permis un agréable cheminement piéton dans les rues du quartier et des discussions prolongées.
Soleil aidant, nombreuses étaient les personnes à attendre à chaque point de rendez-vous. On fait état d’interrogations, de critiques, voire de satisfaction. C’est ainsi que rue Louis-Jouvet, plusieurs habitants déclarent : "Nous sommes dans un très beau parc", ajoutant " nous nous entendons très bien entre nous ! " Avant d’enchaîner sur la question des incivilités, de ces groupes venant souiller les lieux, ternissant leur image. "Il est exact que cela pose problème", reconnaissent les élus, "nous en sommes conscients. Nous avons renforcé les effectifs de la Police municipale, mais nous ne pouvons pas tout. La Police nationale voit ses effectifs se réduire, tandis que son action de proximité est abandonnée. Nous devons intervenir auprès d’elle ! " On récrimine après les émanations d’odeurs dues à l’assainissement, un phénomène qui semble récurrent. Comme cela est de la compétence de la Métro, engagement est pris d’intervenir. " D’autant que la TEOM* augmentant beaucoup, on a droit à des égards ! ", lance le maire. Un peu plus loin, un habitant s’offusque des nombreux câbles électriques zébrant son ciel. " C’est la rançon du recul du service public ", lui est-il répondu, "Avant, EDF avait des chargés d’opération, maintenant il n’y a plus que des agents commerciaux. Avant, EDF participait à l’enfouissement des réseaux ; maintenant c’est fini : tout est à la charge de la Ville et des particuliers. En ce qui nous concerne, quand on refait une rue, on essaie de tout faire en même temps, mais c’est très onéreux ! "
Cadre de vie
Mais l’une des récriminations les plus insistantes, venue tant au cours des rencontres extérieures que de la réunion en salle, concerne la société KFC. Ce fast-food implanté depuis l’été provoque de nombreuses nuisances. "C’est insupportable", s’insurge une riveraine, "le bruit, les odeurs, les bennes à ciel ouvert, les ramassages à l’aube, les cris des commandes sont une gêne permanente ! " D’autres se plaignent des odeurs qui imprègnent le quartier.
"Nous avons eu des réticences pour son implantation, mais sans moyen de s’y opposer", lance David Queiros, premier adjoint, qui informe qu’un courrier à été adressé à la direction lyonnaise de la société. "Il faut que la loi soit respectée. Nous allons intervenir auprès de l’établissement. Nous serons vos porte-parole. " Et un technicien de préciser : "Lors de la réunion précédente avec l’entreprise, la société s’est engagée à revenir dans une rencontre avec la population : il faut l’y inciter ! "
Grand projet qui va concerner le quartier, la zac Neyrpic ne pouvait manquer de faire l’objet de questions et de définition. Ce fut l’objet d’une présentation de René Proby, qui souligna l’originalité et la diversité du projet, les prestations nouvelles qu’il allait apporter. On informa que les locaux faisant face à Géant étaient désormais libérés et que le chantier allait être engagé d’ici la fin de l’année, la démolition commençant en janvier prochain.
"Nous voulons essayer d’apporter des réponses adaptées aux besoins de la population, recueillir votre parole, vos attentes, vos interrogations ", insista Elizabeth Pepelnjak, adjointe à la vie citoyenne, qui avait rappelé la démarche municipale. "Naturellement, en fonction des compétences de la Ville et ses moyens", ajouta le maire. "On s’engage à interroger les institutions responsables. Si la Ville ne peut pas répondre, on essaiera de vous accompagner. " MB
* Taxe d’enlèvement des ordures ménagères, de la compétence de la Métro.

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Viste le 21 octobre 2009 du quartier Renaudie

Après celle du Village, la rencontre de quartier de Renaudie était placée sous le signe de l’eau. Une pluie diluvienne à nouveau qui n’a cependant pas empêché l’affluence.
C’est une longue farandole d’une quarantaine de personnes, réunissant habitants, élus et techniciens municipaux qui a serpenté le long des galeries et places du quartier sous une pluie battante, avant de se retrouver au sec  à la maison de quartier Aragon. L’averse n’arrêtant pas le débat, de nombreuses haltes jalonnèrent le parcours, permettant questions et échanges.
Et les sujets s’égrènent : la vitesse sur l’avenue du 8-Mai-1945 ("Le bruit des camions passant sur les ralentisseurs est pénible", signale une riveraine) ; l’avenir du B31* après le départ vers la zac Centre des services du Conseil général ("Nous réfléchissons pour garder des services publics de proximité et loger des associations", expliquent les élus) ; le stationnement ("Certains parkings proches de services publics sont encombrés de voitures ventouses : nous réfléchissons à les limiter par l’implantation d’horodateurs qui permettent l’utilisation des services publics gratuitement mais pénalisent les autres", précisent ces derniers) ; incivilités ("Il est nécessaire que chacun intervienne : moi je le fais !", lance un habitant qui ajoute "L’important c’est qu’on arrive à vivre ensemble !"). Toutes les interrogations sont enregistrées. Le débat de la maison de quartier Aragon eut quant à lui d’autres thèmes, voire d’autres intervenants.
Qualité de vie
L’attachement des habitants à leur quartier, à son originalité dans toute sa diversité et à travers toutes ses contradictions, s’est exprimée avec cœur dans une salle comble.
L’expression de la satisfaction du cadre urbain se mêla rapidement à celle de l’inquiétude devant le vieillissement des bâtiments. "On a une impression de saupoudrage au lieu d’une vraie rénovation" ; "Ca n’a pas bien vieilli" ; "Renaudie est un joyau architectural qu’on a laissé se dégrader". Selon un architecte habitant le quartier : "Mes amis parisiens me disent avec un sifflement admiratif : “ Tu as acheté du Renaudie !” C’est vrai que ça a de la gueule, mais aujourd’hui, il faut avoir une réflexion artistique." Une suggestion étayée par d’autres interventions. Une idée fuse : "Ne faut-il pas faire inscrire le quartier au patrimoine ainsi que d’autres réalisations de Renaudie l’ont été ?" "Une déclaration au patrimoine ?", interroge-t-on, "Il faut bien en mesurer les obligations, c’est désormais essentiellement à la charge des propriétaires !"
La représentante de l’Opac fait état des travaux réalisés et à venir. David Queiros relate les nouvelles lois sur le logement public, notamment liées aux surloyers, "qui ont dégradé la situation et fait partir des gens". Pour José Arias, "Jean Renaudie est mort trop tôt, il n’a pas pu finaliser son œuvre. Le problème de la pérennité de l’architecture est posé à la fois à la ville et aux propriétaires. Le béton a mal vieilli. Nous allons avoir une rencontre avec l’Opac." A l’issue de la discussion, il ajoute : "Il faut voir également qui habite Renaudie : ce n’est pas toujours un choix volontaire. Tous les occupants n’ont pas le même rapport à l’habitat. " Il fut souligné combien la réalité du quartier pouvait être mieux perçue grâce à sa vie intense où les associations sont parties prenantes. "Il y a des outils à mettre en place selon les besoins, en tenant compte des trois partenaires existants : les copropriétaires, l’Opac et la Ville. Nous devons voir comment on s’organise, sans lancer des anathèmes, pour poser les questions et y répondre. "
Pour Elizabeth Pepelnjak, adjointe à la vie citoyenne, ces rencontres participent à une démarche d’ensemble : "Le parti pris de travailler la culture de la participation citoyenne avec les élus et les citoyens, puis de donner suite à des initiatives d’habitants." Et René Proby, maire, de conclure : "Nous ne voulons laisser personne sur la touche, ne pas développer une démarche élitaire, mais œuvrer pour tous ! " MB
* immeuble situé au 16 de la rue du 8-Mai-1945.

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Visite le 10 octobre 2009 du quatier Village

C’est sous une pluie battante que s’est déroulée la deuxième visite de quartiers qui a mené les élus à la rencontre des Martinérois, de la rue Lénine à la maison de quartier Romain-Rolland, en passant par les rues Doyen-Gosse et Emile-Combes.
Il a fallu une bonne dose de stoïcisme, tant aux habitants qu’aux élus et techniciens accompagnateurs, pour affronter une météo particulièrement hostile ! Pourtant dès 10 h, rue Lénine, une dizaine de riverains attendaient patiemment sous leur parapluie. Et sur le champ, bravant les flaques et les averses, commence une visite guidée. Une occasion de faire constater de visu quelques désagréments, tels l’aire de jeux souillée par des déjections canines, l’incivilité d’entreprises de la zi Sud adjacente aux dépôts incongrus... On constate, on note, on débat. "Vous savez, on est bien nous ici ! ", souligne cependant une habitante. 
"On y est depuis 1958 et l’on souhaite y rester ! "
Deuxième rendez-vous programmé : la rue Doyen-Gosse. La pluie redouble de vigueur. Quelques personnes font les cent pas sous leur parapluie. Une maman demande "le respect des piétons par les cyclistes de la piste cyclable", notamment en faveur des enfants sur le chemin de l’école. Sécurité toujours avec le rond-point sur l’avenue Jacques-Prévert où l’on souhaiterait voir élaguer le sapin central, l’entretien du “chemin des écoliers” le long des Carinas... Discussions par petits groupes, entremêlements de parapluies au milieu des véhicules éclaboussant à leur passage. On prend note, on s’explique, on s’interroge.
La visite continue. La pluie ne s’arrête toujours pas. Les rares personnes en attente devant la zone commerciale de la rue Emile-Combes viennent parler circulation et stationnement. L’abribus voisin accueille les interlocuteurs dans un semblant de protection. Cela ne gêne pas les échanges pour autant.

Débat en salle
Enfin, à 11 h, la rencontre se termine dans la maison de quartier Romain-Rolland, où, trempés et fumants, élus et techniciens se retrouvent devant une assistance nourrie, avec une évidente satisfaction de se retrouver enfin à l’abri.
En prologue, le maire, René Proby, évoque la démarche de ces rencontres, "organisées dans un esprit de dialogue et de respect mutuel", avant de rappeler les travaux effectués dans le quartier ces dernières années : l’aménagement des rues Normandie-Niemen, Romain-Rolland, Arthur-Rimbaud, Louis-Pergaud, Bourgamon... en 2007, la rue Emile-Combes et la réhabilitation de l’école élémentaire Condorcet en 2008... et bien sûr la réhabilitation engagée du gymnase Fernand-Léger (qui sera livré l’an prochain) pour un coût de 5,85 millions d’euros. "L’objectif de cette rencontre est de faire le point avec vous de tout ce qui concerne votre quartier, de recueillir votre parole sur vos attentes, sur ce qui va ou ne va pas... " Appel entendu : durant une heure remarques, questions et suggestions sont échangées. Demande d’installation d’un distributeur de billets, problèmes de circulation et de stationnement, transports en commun furent parmi les problèmes évoqués au milieu de cent autres sujets. L’étroitesse de l’avenue de la Galochère et sa dangerosité, thèmes récurrents, revint sans surprise. Une occasion de rappeler qu’il s’agit là "d’une voirie départementale", mais qu’il y a aussi "la volonté de ne pas en faire une déviation de la rocade". Si la présence de quelques goulets de resserrement inopportuns fut déplorée, il fut précisé que son avenir était également lié à une hypothétique urbanisation future que pourrait initier la Métro. Une occasion de faire le lien avec la question du logement, de l’urbanisation des terrains des Alloves ou encore des rénovations d’immeubles auxquelles la Ville a contribué. Un rappel des compétences de la Métro et du Conseil général, des droits et des devoirs de chacun précisa le tableau.
Tout se termina autour d’un pot amical préparé par les habitants du quartier et le personnel de l’accueil décentralisé, occasion de poursuivre en tête-à-tête les discussions engagées. MB

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Visite le 20 juin du quartier H.-Wallon

Samedi 20 juin, le maire et les élus visitaient le quartier H.-Wallon, privilégiant le contact avec ses habitants. C’est par une promenade en bas des immeubles que le rendez-vous a commencé, pour se mettre en phase avec la réalité et les différentes appréciations et revendications des Martinérois.

Sécurité et proximité
Au premier abord, c’est l’ouverture de la cité par le prolongement de la rue A.-Samain qui, offrant une nouvelle perspective, provoque des appréciations et des interrogations sur les voiries et leur continuité. Ce samedi 20 juin, habitants, élus et techniciens étaient nombreux à faire ensemble l’inventaire des tracas de la vie quotidienne. C’est encore le problème de la vitesse des voitures et des scooters qui souleva rapidement une polémique. Pour y répondre, Rémy Tranchant, directeur de l’aménagement et du développement économique de la ville, annonçait des ralentisseurs, un stationnement en épi et un éclairage public le long de la rue A.-Samain. “Cette voie sera classée en zone 30. La rue Ronsard gardera sa spécificité d'accès piétons et cycles. Enfin, à l’angle de ces deux rues, une petite placette dénommée Rosalie-Franklin, propriété de la Ville, sera créée”, ajoutait-il.
Avec l’augmentation de la circulation, beaucoup de mamans ont manifesté à la fois leur inquiétude pour la sécurité des enfants et leur volonté de profiter de leur quartier. Pour l'une d’elles, “des jeux devraient être installés ici, afin d’éviter d’aller dans un autre parc de la ville”. Concernant la proximité, annonce était faite de l’arrivée prochaine d’une série de commerces du côté du Centre de secours. Beaucoup d'autres points furent soulevés, dont l'emplacement du collège Henri-Wallon en bord d’avenue. René Proby précisait alors qu'un déplacement de la construction avait été imposé comte tenu des distances obligatoires à respecter par rapport à l’oléoduc. Sur ce problème de dangerosité, le principal du collège rappelait : “En ce qui concerne la sécurité, ma responsabilité ne s’exerce qu’à l’intérieur du collège. Les abords relèvent de la compétence de la Police nationale.”

De nombreux points de désagrément
Les aménagements ont fait beaucoup réagir. Les espaces "verts", plus repoussoirs qu’agréables, méritent un autre traitement d’autant que “rien n’est prévu pour les arroser” avouait discrètement un technicien. Un habitant s'exclamait : “Ça ressemble à des champs de patates !” L’essentiel des remarques portait sur la propreté, les éclairages défaillants, les plantations, les bancs, les caves insalubres, etc., des problèmes relevant exclusivement du bailleur-propriétaire. Pour beaucoup, la difficulté était de ne pas pouvoir joindre le responsable technique, considéré comme “abonné absent”. La représentante de l’Opac, Mme Picot - que le maire remerciait pour sa présence - s’évertua alors à répondre à ces nombreuses sollicitations. “Beaucoup de ces sujets vont être examinés et étudiés pour que, par la suite, l’Opac y apporte des réponses.”
Sur la propreté, l’incivilité quotidienne des uns et des autres a été dénoncée. “Les habitants salissent leur propre lieu de vie”, soulignait une maman indignée de ne pas pouvoir laisser son enfant jouer en bas de son immeuble.

Après la visite, poursuite des échanges
La visite terminée, c’est dans la salle Verlaine que se prolongeaient ces échanges. En introduction, le maire René Proby souhaitait vivement que le quartier continue de s’améliorer. “La poursuite de l’aménagement du quartier se traduira aussi par la requalification de la rue Henri-Wallon. En ce qui concerne l’aménagement des espaces verts, il conviendra de solliciter l’Opac 38, y compris en terme de construction de jeux pour les enfants…” Pour donner suite aux questions sur l’insécurité, le maire évoquait une rencontre prochaine avec la directrice départementale de la sécurité publique : “Je m’engage à porter l’ensemble des doléances évoquées en matière de sécurité. Au niveau de l’agglomération, le nombre de policiers ne cessent de diminuer. Dans ces conditions, il est difficile de répondre aux besoins de la population. L’équipe municipale est attentive à ce problème, le nombre d’agents de la Police municipale est passé de 4 à 11 aujourd’hui avec la création de deux postes d’agents de surveillance de la voie publique (ASVP). Mais il convient de ne pas dramatiser la situation.”
Un retraité soulignait que, malgré une lettre pétition, rien n’avait été fait. “Il est dommageable qu’avec une réhabilitation très réussie, l’intendance ne suive pas. Avec des poubelles installées dans les caves, l’organisation est inadaptée. Comment faire un tri sélectif des déchets dans de telles conditions ?”

Mixité et lien social
Pour cet intervenant, “la Loi Boutin, c’est-à-dire la mise en œuvre de surloyers, fera inévitablement partir un certain nombre d’habitants. Qu’en sera-t-il de la mixité ? Cette loi entraînera la création de ghettos dans les quartiers. On dévalorise le logement HLM alors qu’il convient de lui redonner davantage de valeur.”
Elisabeth Pepelnjak, adjointe à la participation citoyenne, s’interrogeait sur l’existence ou non d’associations de locataires qui permettraient d'avoir un interlocuteur organisé et collectif, sollicitant les habitants sur la meilleure façon pour eux de se rapprocher de l’Opac 38. Pour sa part, la représentante de l’Opac 38 rappelait la mise en œuvre d'un comité de gestion et regrettait le peu de participants.
En conclusion, le maire ajoutait que les aménagements à réaliser devaient répondre aux attentes des habitants. “Dans ce contexte financier difficile, l’objectif est de maintenir du lien social afin de faire les bons choix. Car c’est ensemble que la ville se construira.” PM

le maire en bas de chez vous
   
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