> Accueil   > S'EPANOUIR BOUGER   > Patrimoine   > Couvent

Service du Patrimoine

Le couvent des Minimes de la Plaine à Saint-Martin-d'Hères

Le couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères est le premier de l’ordre des Minimes construit en France.

minimes preservations

Suite à l'incendie survenu dans la nuit du 16 au 17 avril 2007 au Couvent des Minimes, une procédure de sauvegarde du patrimoine a été engagée. Les associations qui occupaient les locaux ont été relogées : La Maison de la poésie est installée au 33 avenue Ambroise-Croizat, tél. 04 76 54 41 09 ; Le centre des arts du récit au 40, rue du Dr Lamaze, tél : 04 76 51 21 82. 
Le service du patrimoine qui occupait également le couvent des Minimes, est installé 139, avenue Ambroise-Croizat. Ancien bâtiment administratif. Tél. 04 76 60 72 39.
 

Le cloître

Lieu de sépulture du chevalier Bayard, le couvent des Minimes est fondé à la fin du XVème siècle. Il est aujourd'hui propriété de la Ville de Saint-Martin-d'Hères.

Fondé en 1494 par François de Paule et Laurent Alleman, évêque de Grenoble et oncle du chevalier Bayard, le couvent des Minimes fut construit avec des matériaux pauvres (galets de rivière) dans une architecture très sobre.

Il fut l'un des premiers fondés en France avec ceux du Plessis, d'Amboise, de Fréjus ou de Toulouse. Avec ses treize moines, il devient le siége provincial de l'ordre. Au XVIème siècle, le couvent servit aussi de lieu de sépulture pour la noblesse grenobloise. Le chevalier Bayard y fut enterré en 1524. Au XIXème siècle, la famille Gamel le transforma en fabrique de ratafia et de bonbons.

L'ordre des Minimes

Cet ordre religieux mendiant est fondé en 1435 par saint François de Paule. L'ordre atteint sa plus grande extension au début du XVIIIème siècle et compte plus de quatre cents maisons. Parmi tous ces monastères, plusieurs sont fondés en France par Saint-François-de-Paule, alors qu'il quitte sa Calabre natale pour la Touraine en 1483. Le roi Louis XI, gravement malade, souhaite s'entourer des conseils d'un "guérisseur", homme de Dieu. A la mort du roi, saint François de Paule va vivre au chateau du Plessis-les-Tours pendant 24 ans aux cotés des rois Charles VIII et Louis XII.

Intérêt architectural

Le cloître encadrait une cour pavée en pierres de Sassenage. Le sol des galeries était garni de carrillotes brunes. Les colonnes possèdent un fût rond, avec de larges sailloirs et jambes d'encoignures. Elles sont en pierres de taille surmontées d'arceaux et de briques. La salle ogivale : la sacristie est toujours intacte. Elle a un sol de carrillotes d'argile et une voûte d'arêtes d'époque. De la sacristie, on peut accéder au clocher seul vestige de l'église. Le clocher est carré : sa flèche devait être du tuf et d'une forme octogonale. le couvent a subi au cours des siècles de nombreux incendies. L'église et trois ailes du batiment ont aujourd'hui disparu.

La sacristie

Une visite virtuelle du Couvent des Minimes. Vous devez disposer du logiciel QuickTime 5.
Mode d'emploi : cliquer sur le lien, par exemple "la chapelle", puis positionner votre curseur sur l'image qui apparaît, maintenir appuyer sur la touche gauche de votre souris et déplacer le curseur de haut en bas, de droite à gauche,...ainsi vous aurez une vision panoramique des lieux à explorer.

Inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques

Le Couvent des Minimes est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il fait l'objet de recherches historiques autour d'oeuvres d'art encore méconnues du grand public.

L'art pictural et les Minimes de la Plaine

Le Couvent des Minimes de la Plaine est un des jalons essentiels de l'histoire du Dauphiné par son rayonnement spirituel et artistique. Une vie artistique importante s'est développée autour de ce lieu. De cette époque du 16e siècle, il reste les deux volets d'un triptyque conservé et exposé au musée de Grenoble, représentant des scènes de la passion du christ et dont l'auteur reste encore anonyme.

Découverte du triptyque du Couvent des Minimes de la Plaine

journees du patrimoine trip

La Mise au Tombeau – Huile sur bois – MG 1593 – Photographie © Musée de Grenoble.

C'est le seul tableau connu dans l'Isère pour cette époque de la première renaissance, dont le commanditaire est l'ordre des Minimes à Saint-Martin-d'Hères. Il a certainement été créé pour la chapelle du Couvent des Minimes. La monumentalité des personnages de cette oeuvre est d'inspiration italienne. Ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets et ses origines. Situé à proximité immédiate du Couvent des Minimes, il était au 19e siècle dans le grand séminaire, ancienne résidence d'été des évêques de Grenoble, actuellement la maison de retraite du Bon pasteur. A la Révolution, ce tableau a probablement été enlevé. On le retrouvera en 1907 au moment de l'inventaire de la sécularisation des biens du clergé. Il fut déposé au musée des beaux-arts de Grenoble où il est toujours exposé.

L'iconographie du tableau est typiquement d'influence Minimes notamment par les peintures en grisaille sur les revers des panneaux.

Images Panoramiques 

Visionner les images panoramiques: la chapelle, le Couvent, le cloître 1, cloître 2

 

         

 

      

Sondage

Sondage

Etes-vous attentif à privilégier les produits locaux quand vous faites vos courses ?