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Rencontres élus et habitants

Le maire et les élus à votre rencontre

Compte rendu de la visite du 6 mars 2010 : les Eparres, la Galochère et le Murier

La Galochère

Dixième et dernière rencontre du programme des visites de quartiers, celle qui a parcouru les divers secteurs de la Galochère a allié questions, réflexions, propositions et contradictions.
Le soleil était de la partie, même si le froid l’accompagnait. Ce qui facilita le travail de terrain et les évocations. Nostalgique, un habitant rappela le temps « où j’étais gosse et où les égouts coulaient à ciel ouvert de la Galochère à la Croix-Rouge ! » D’importants travaux d’aménagement avaient été entrepris par la municipalité de Fernand Texier au lendemain de la guerre pour installer un collecteur.

  • Circulation
    Question récurrente qui revient avec force à chaque rencontre : la circulation et la sécurité de l’avenue de la Galochère, dont chacun s’accorde à noter la dangerosité. Route départementale, elle requiert l’aval des services préfectoraux pour toute modification. Un technicien fit d’ailleurs état du refus d’un certain nombre de propositions d’aménagement suggérées. Un habitant s’inquiète que ses propositions ne soient pas prises en compte. « Tout simplement », explique l’adjointe Elizabeth Pepelnjak, « parce que nous avons reçu d’autres propositions d’habitants qui refusent les vôtres. Nous souhaitons faire un point aujourd’hui avec vous tous sur la base d’un constat partagé. Ensuite nous envisageons de faire une réunion tous ensemble ». La difficulté de prendre en compte tous les paramètres apparaît rapidement. « Il faut un sens unique ! », dit l’un. « Trop dangereux ! », intervient un autre. Feux tricolores, ralentisseurs, panneaux... les suggestions fusent. Pour une riveraine, « de bonnes solutions apparentes peuvent s’avérer de mauvaises solutions dans la pratique ! » Vitesse, largeur de voie, visibilité, autant d’éléments suscitant la discussion. Intervenant dans le débat, un habitant fait remarquer que « tout ce qui va améliorer la visibilité va contribuer à augmenter la vitesse des véhicules ». « Nous ne pourrons mettre en œuvre que des propositions acceptables par toutes les parties », souligne René Proby. « Il nous faut à la fois réduire la vitesse et ne pas induire un surcroît de circulation, car cette voie ne saurait être un axe de délestage de la rocade ! » Avis renforcé par un technicien qui précise : « il y a des solutions à vérifier et à partager pour arriver à convaincre ». Ce sera le but de la future rencontre programmée avec les riverains.
  • Crise au quotidien
    Inquiétudes dans le secteur Eparres/Triolet où la fermeture de l’antenne habitat interroge. « Cette antenne était nécessaire et utile car elle a fait du bon travail ; on se sent abandonné ! » On parle de territorialisation du travail des agents, de baisse de fréquentation, de réorganisation. On rappelle que des permanences sont maintenues à l’espace Triolet. « Nous entendons votre avis », souligne le maire. « Nous allons analyser toutes les conséquences induites. » Le débat glisse sur l’insécurité. Un homme s’insurge : « Le problème, c’est le manque de travail. Quand on travaille toute la journée, on n’a pas le temps de faire des conneries la nuit ! » L’emploi apparaît bien vite comme une question vitale au centre des préoccupations de la population, une exigence que conforte un groupe de jeunes rencontré. La crise est là, prégnante. Rappelant que « la Ville ne peut pas tout », le maire se dit disposé à transmettre les candidatures aux entreprises voisines.
  • Campements
    « On est très bien ici », déclare un nouvel arrivant qui précise cependant « qu’il s’agit d’un bonheur fragile ». Et d‘évoquer une situation régulièrement abordée dans les dernières rencontres, celle de l’implantation clandestine de familles de Roms sur le territoire communal. Rappelant la situation particulière de ces populations (cf p. 10), dont près de 300 familles sont venues s’installer dans l’agglomération, E. Pepelnjak signale les nombreuses démarches entreprises par les élus auprès du préfet, du Conseil général et de la Métro « pour qu’ensemble on trouve des solutions communes » et annonce une prochaine rencontre avec l’association Rom’action. Une Martinéroise présente, dénonçant le statut fait aux Roms par l’Union européenne, s’indigne : « On ne peut pas accepter qu’un peuple soit mis à part en Europe ! ». Un avis largement partagé.

A l’issue de ces dix rencontres, les questions, demandes, suggestions font l’objet d’un traitement par les différents services municipaux concernés avant qu’un retour soit fait à la population. Réponses, soutiens, réunions de concertation ou d’élaboration se mettent en place progressivement. Une mise en œuvre qui se construit au quotidien. 

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