C’est sous une pluie battante que s’est déroulée la deuxième visite de quartiers qui a mené les élus à la rencontre des Martinérois, de la rue Lénine à la maison de quartier Romain-Rolland, en passant par les rues Doyen-Gosse et Emile-Combes.
Il a fallu une bonne dose de stoïcisme, tant aux habitants qu’aux élus et techniciens accompagnateurs, pour affronter une météo particulièrement hostile ! Pourtant dès 10 h, rue Lénine, une dizaine de riverains attendaient patiemment sous leur parapluie. Et sur le champ, bravant les flaques et les averses, commence une visite guidée. Une occasion de faire constater de visu quelques désagréments, tels l’aire de jeux souillée par des déjections canines, l’incivilité d’entreprises de la zi Sud adjacente aux dépôts incongrus... On constate, on note, on débat. "Vous savez, on est bien nous ici ! ", souligne cependant une habitante.
"On y est depuis 1958 et l’on souhaite y rester ! "
Deuxième rendez-vous programmé : la rue Doyen-Gosse. La pluie redouble de vigueur. Quelques personnes font les cent pas sous leur parapluie. Une maman demande "le respect des piétons par les cyclistes de la piste cyclable", notamment en faveur des enfants sur le chemin de l’école. Sécurité toujours avec le rond-point sur l’avenue Jacques-Prévert où l’on souhaiterait voir élaguer le sapin central, l’entretien du “chemin des écoliers” le long des Carinas... Discussions par petits groupes, entremêlements de parapluies au milieu des véhicules éclaboussant à leur passage. On prend note, on s’explique, on s’interroge.
La visite continue. La pluie ne s’arrête toujours pas. Les rares personnes en attente devant la zone commerciale de la rue Emile-Combes viennent parler circulation et stationnement. L’abribus voisin accueille les interlocuteurs dans un semblant de protection. Cela ne gêne pas les échanges pour autant.
Débat en salle
Enfin, à 11 h, la rencontre se termine dans la maison de quartier Romain-Rolland, où, trempés et fumants, élus et techniciens se retrouvent devant une assistance nourrie, avec une évidente satisfaction de se retrouver enfin à l’abri.
En prologue, le maire, René Proby, évoque la démarche de ces rencontres, "organisées dans un esprit de dialogue et de respect mutuel", avant de rappeler les travaux effectués dans le quartier ces dernières années : l’aménagement des rues Normandie-Niemen, Romain-Rolland, Arthur-Rimbaud, Louis-Pergaud, Bourgamon... en 2007, la rue Emile-Combes et la réhabilitation de l’école élémentaire Condorcet en 2008... et bien sûr la réhabilitation engagée du gymnase Fernand-Léger (qui sera livré l’an prochain) pour un coût de 5,85 millions d’euros. "L’objectif de cette rencontre est de faire le point avec vous de tout ce qui concerne votre quartier, de recueillir votre parole sur vos attentes, sur ce qui va ou ne va pas... " Appel entendu : durant une heure remarques, questions et suggestions sont échangées. Demande d’installation d’un distributeur de billets, problèmes de circulation et de stationnement, transports en commun furent parmi les problèmes évoqués au milieu de cent autres sujets. L’étroitesse de l’avenue de la Galochère et sa dangerosité, thèmes récurrents, revint sans surprise. Une occasion de rappeler qu’il s’agit là "d’une voirie départementale", mais qu’il y a aussi "la volonté de ne pas en faire une déviation de la rocade". Si la présence de quelques goulets de resserrement inopportuns fut déplorée, il fut précisé que son avenir était également lié à une hypothétique urbanisation future que pourrait initier la Métro. Une occasion de faire le lien avec la question du logement, de l’urbanisation des terrains des Alloves ou encore des rénovations d’immeubles auxquelles la Ville a contribué. Un rappel des compétences de la Métro et du Conseil général, des droits et des devoirs de chacun précisa le tableau.
Tout se termina autour d’un pot amical préparé par les habitants du quartier et le personnel de l’accueil décentralisé, occasion de poursuivre en tête-à-tête les discussions engagées. MB
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